Les pipas n’auront plus jamais le même gout

Les pipas n’auront plus jamais le même gout

Baïkal. Cet endroit a été spécial dès mon arrivée sur l’ile d’Olkhon.

Tous les astres s’alignent quand tu arrives à Baïkal. La première vue sur le lac est époustouflante. Eau turquoise qui trouve parfaitement sa place dans ce paysage de pistes et de vallons désertiques. J’ai le sourire aux lèvres à la meilleure place dans le bus, à côté du chauffeur, malgré que celui-ci soit d’une humeur de chien.

Vinny de Manchester me tape la causette pendant la pause et sur le quai du ferry. Ça me rend le voyage bien plus agréable qu’avec mon voisin chauffeur qui ne garde qu’un quart d’œil sur la route. Le reste est dirigé sur son téléphone avec qui il entretient une relation passionnelle.

J’espère que son amourette va quand même me laisser arriver en un seul morceau…

Alléluia ! Olkhon Island, I’m here !

Je retrouve mes amis voyageurs Cha et Alex qui sont arrivés la veille.

Les plans pour les prochains jours se construisent. L’été indien confirme notre envie de profiter de lui. Demain, on part camper sur la plage de l’autre côté de l’Ile.

Le soleil se lève, la tente est prête, on charge les munitions : pâtes, bouillon de poule et vodka.

Aucune carte sur l’ile. On craque pour l’informatique, sorry. « Maps.me » est notre amie pour la route!!!

La randonnée est super belle. Petite ascension qui nous offre une belle récompense. Vue magnifique sur le lac. Le chemin continue en forêt. Automne, tu nous éblouies.

Après un peu plus de 4 heures de marches, l’autre rive du lac apparait.

Et l’accueil est des plus chaleureux. On nous fait de grands signes à notre arrivée. 3 Russes. Deux hommes, une femme. Shorts et maillots de bain, hé ! Ils doivent avoir une soixantaine d’année. C’est les vacances au bord du lac ! Barbecue, bonbons et …vodka ! On est servi ! On partage leur table pendant une petite demi-heure avant de les abandonner pour aller installer notre campement plus proche de la rive.

La route continue quelques minutes, la rive du lac est juste là. Petite plage. Belle. Mais nous n’en auront pas l’exclusivité. D’autres bras se tendent. D’autres sourires nous accueillent. Pas le temps de poser nos sacs, nous voilà chargés de sourires et de pipas ! Ils nous en mettent plein les poches.

Au programme de ces russes en we pêche au bord du lac : BBQ, poissons cru, poissons grillé et … Vodka ! Il doit être un peu plus de 16h et c’est déjà l’heure de l’apéro !

Nous découvrons nos nouveaux amis.

Sania, sniper pour l’armée Russe (euhh, non, ce n’est pas une blague !) et son fils, Alex.

André, le frère de Sania, ingénieur en électricité pour l’armée russe

Théodore, leur ami, Ingénieur pour l’armée Russe.

Il doivent encore être 3 ou 4 plus discrets, certainement militaires pour l’armée russe!, qui préfèrent la pêche et qui restent accrochés au rivage.

Autant vous dire qu’on est bien entourés J

Andrew, c’est le grand frère de la bande. C’est le seul à parler quelques mots d’anglais. Cet homme, père de famille de 2 enfants et même grand père déjà, a un regard incroyable. J’ai rarement vu autant de bonté et de pureté dans les yeux de quelqu’un. Il nous prend sous ses ailes. Je vole sur de doux nuages de générosité, de bienveillance, … et de vodka !

On rit, on mange des pipas et de si bonnes choses, on boit, on joue de la musique avec l’instrument à vent de Sania.

Il lit notre avenir dans les lignes de nos mains. Paraît qu’on va tous devenir riches. A la bonheur !

 

J’observe la scène et me dit que nous les connaissons depuis quelques heures et que nous partageons des fous rires plus ou moins alcoolisés, mais tous sincères et vrais.

Quelle magie la vie !

Quand les cœurs vibrent sur les mêmes ondes, il suffit de lire dans les yeux de l’autre. On comprend tout.

Je tente de rester raisonnable sur la vodka. Je tiens bien le coup.

Je prends l’air une minute. Sania est là dehors. Je m’approche. Il me prend par l’épaule et me parle. Et là je comprends tout. Je comprends tout lorsque je m’aperçois qu’il est en train de faire sécher quelques larmes sous les lueurs de la lune. Je m’aperçois par les quelques mots que je comprends que la guerre le poursuit jusqu’ici. Que le Baïkal, si profond soit-il, ne l’est pas encore assez pour noyer ses souvenirs. La lune finie par sécher nos 4 joues. Les yeux de Sania me disent « allez, vient, on va se boire une vodka ».

 

Ce qu’on a pu échanger sous la lune est d’une puissance infinie. Bien plus forte que quelques extrêmes qui portent aujourd’hui préjudice à notre planète et y sèment la mort et les larmes…

Rappelez-vous toujours : Faites l’amour, pas la guerre…et mangez des pipas

2 réactions au sujet de « Les pipas n’auront plus jamais le même gout »

  1. coucou ma grande !
    enfin de tes nouvelles pour celle qui n’on pas Facebook , j’ai quand même réussi à te suivre et à voir tes belles photos.
    mais la tes textes sont tops !
    vodka ! vodka!
    pleins de biz

    1. Avec plaisir!! Je sais pas, je crois que ce voyage m’inspire 🙂 Je travaille à créer une newsletter pour le Blog 🙂 J’espère réussir à faire ça bientôt, comme ça, pour sur, les anti-FB auront les news de myterrehappy direct dans leur boite mail 🙂

      Gros gros bisous!!

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