Le temps #myterrehappyenmongolie

Le temps #myterrehappyenmongolie

En Mongolie, le temps ralenti. Il passe doucement. Il te laisse le temps de le regarder passer. C’est une sensation étrange que de se sentir contemplatif, ne rien faire d’autre que contempler.

En Mongolie j’ai eu froid. Froid le jour. Froid la nuit. Froid le matin. Froid à midi. Froid le soir.

La zone de confort est loin, et c’est bien.

Ce peuple semble avoir le temps. Ils sont milliardaires.

Le froid, sur la peau, dans les os et dans les yeux aussi, c’est le prix à payer pour vivre la Mongolie.

Tu survis grâce à leur gentillesse une fois qu’ils t’ont adoptés.

Le temps je l’ai parcouru doucement dans la vallée d’Orkhon avec Cha et Alex (les Chaventures d’Alex). Les premiers kilomètres se sont fait à pieds avec quelques kilos de vivres sur le dos. Dur… Après quelques nuits en tente, on a fini par abandonner l’idée le matin où le givre s’est invité sur nos duvets.

Nous découvrirons donc la vie en ger (c’est bien ce terme qui définit la yourte. Yourte étant un mot d’origine Russe, il n’est jamais utilisé par les Mongoles. Il ne sera donc pas utilisé ici J).

La vallée de l’Orkhon se découvre à cheval. On longe une coulée de lave qui apporte de nouvelles couleurs au paysages. La vallée doit nous conduire à la zone de Nemen Nuur (les huits lacs). Nous dormirons en partie dans une ger devant l’un d’eux.

Et là, au réveil, la porte de ta ger entrouverte, tu te sens privilégié. Forcément, la vue sur le lac t’en met plein les yeux dès le réveil.

Oui ces familles vivent dans le froid, oui ces familles vivent avec le stricte nécessaire, ils ne semblent posséder beaucoup. Pas beaucoup de choses matérielles. En échange ils ont la terre, ils ont la nature, ils ont le temps.

Avant de quitter Paris, j’ai assisté à une conférence sur le temps. Gilles Vernet était trader. Il a tout plaqué pour devenir prof. Prise de conscience. Celle où tu comprends que le temps t’est compté. Notre passage sur terre est un passage éclair. Le chrono tourne. Une fois qu’on a conscience de ça, on ouvre un peu plus les yeux.

Je n’ai pas encore réussi à voir son film « tout s’accélère ». Ce film où il fait parler ses élèves sur le sujet du temps. Un enfant a en général deux approches du temps. Pour eux c’est tours « attends, j’ai pas le temps » ou « dépêche-toi on va être en retard pour aller à l’école ! ».

Hum, pas faux… Stress constant à cause de ce maudit temps… La voilà la fabrique d’une société toujours plus stressée.

Bref, j’espère le voir rapidement ce film, pour continuer mes réflexions sur le sujet. Si vous le regardez, venez m’en parler, ça serait cool d’en discuter J

Je vous laisse, je retourner regarder le temps s’écouler…doucement.

 

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