Yangon, ça rime avec klaxon

Yangon, ça rime avec klaxon

J’atterris à Yangon avec la lune. Dans le noir, je m’attends à découvrir une ville peu développée. Mais surprise dans ce taxi qui m’emmène de l’aéroport à « downtown » (la vielle ville). Je me rends compte que la mondialisation a atterri comme moi avec une tonne de baguages ! Les smartphones sont bien pluggés dans toutes les mains et les publicités pour Rolex, Dior ou Chanel sont bien là à faire le trottoir sur le boulevard.

Le monde entier est touché par la « dengue consommation ». Ça me chavire un peu.

Je retrouve mon équilibre grâce à Mathilde et Pierre, un couple de français installés ici depuis aout dernier qui m’accueillent dignement en m’emmenant manger des Pad tai en bas de l’immeuble. Il y a de ces personnes que tu rencontres et que tu as l’impression de connaître depuis longtemps. Ça m’est arrivé quelques fois depuis le début de ce voyage et voilà une belle fois de plus. Merci à vous deux et à votre chez vous que vous m’avez partagé et dans lequel je me suis sentie si bien.

Il fait jour et je pointe mon nez dehors pour découvrir les rues de Yangon. Les premières images me font penser à l’Inde. Les hommes ici portent le longy, cette sorte de jupe longue. C’est un morceau de tissu enroulé autour de leur taille. Paraît qu’ils portent rien en dessous. Sorry, j’ai pas vérifié.

Le longjy est unisexe. Tout le monde le porte. Pour le femmes ces jupes longues sont très colorées. Elles portent souvent un chemisier façonné dans le même tissu. Ou pas. Dans ce second cas, on se fiche des codes de la mode standardisée. On porte du jaune avec du vert, ou du rose, tous se mélange. Couleurs et motifs. Tout est autorisé. Ça met tellement de couleur sur ces trottoirs défoncés. Il est même parfois difficile de les observer, ces robes. Mieux vaut concentrer son regard sur ses tongs si on ne veut pas finir 2 mètres sous le pavé.

Les bâtiments sont marqués par le temps et l’histoire. C’est une anarchie organisée dehors. Cette anarchie est sonore aussi.

Le klaxon. Il est utilisé pour dire « pousse toi », pour dire « attention j’arrive », « attention je vais démarrer », « attention je vais m’arrêter », « attention, je te dépasse » (par la gauche ou par le droite, ya pas de règles », « bonjour », ou pour rien du tout. C’est la fiesta du klaxon à Yangon.

A Yangon, Entre deux crevasses sur le trottoir, on trouve des vendeurs de tout. Et surtout de streetfood. J’en ai mangé plein. Même pas mal. C’est délicieux. Bon, j’avoue, que je gouterai pas à tout.

Dans les restos, c’est buffet birman. Une assiette de riz que tu viens enchanter de tas de petits mets préparés autour. Des légumes, du bœuf, du chikken, du poisson. Bref, C’est un festival de gout et de couleurs.

Un matin, j’ai le courage de mettre mon clignotant et de doubler le soleil. 5h du mat, je suis large avant lui à Swedagon Pagoda, le temple le plus sacré de toute la Birmanie situé dans le centre de Yangon. Je gravi les marches qui m’emmène au lieu sacré. Je dois être la seule « western girl » parmi tous ces birmans venus prier et faire leurs offrandes

et là je me poste à différentes places pour observer le spectacle.. Je m’installe sur une marche pour observer le spectacle. Je me sens tellement privilégiée. Comme une petite souris qui se faufile entre les passants sans se faire voir. Sauf que, je ne passe pas inaperçue. Je suis repérée ! Voilà une jeune birmane qui me regarde et qui court vers moi en me souriant, son smartphone, of course, dans les mains. Elle m’embrasse les joues, me touche les mains, me serre fort contre elle. C’est tellement touchant. Je me dis qu’elle doit venir de la campagne birmane et que cela doit être un vrai spectacle que de voir une « blanche ». Je fini embrochée en selfie, une bonne dizaine en tout et pour tout.

Il y a de ces villes où tu te sens bien. Yangon en est et j’aime ses selfies et ses klaxons.

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