J+180, liberté

J+180, liberté

6 mois. Ça parait beaucoup. Ça parait peu. Ça me parait long et court en même temps.

6 mois que j’ai quitté vos visages, mes habitudes, mon balcon, mes chaussures, mon travail, mon confort, ma vie d’avant.

Le bilan ? Il y a tant à dire.

Commençons par le monde, mon nouvel ami que je découvre un peu plus chaque jour. Eh bien, je l’aime. Il me comble de bonheur. Mais ce bonheur je le mesure grâce à ces moments difficiles que vous m’aviez prédit. Ils sont toujours là, et heureusement.

Tantôt sous le soleil tantôt les pieds dans la gadoue, tantôt comme une fourmi dans une ville …, tantôt comme un papillon dans la jungle

Je me sens tellement privilégiée.

Je réveille une certaine colère en moi. Elle est le reflet du monde difficile. Injustices. Tristesse. Souffrance. Il y a tout ça aussi sur ma route. Je les observe, bien protégée au travers de mes lunettes de soleil et mon armure de money money money.

Ici, là-bas, je suis richissime.

 

Le plan A a changé, un peu. J’aime ça. Je me laisse porter par le flow, mes rencontres, mes découvertes. Je reste, je pars, je n’ai pas de limites que celles de la date de mon visa.

 

Ma recherche de modèles ? Elle est en cours ! Et elle me fait cogiter.

Ici les consciences sont encore endormies et laissent place au cauchemar des déchets sur lesquels je laisse mes traces de pas dans bien des endroits

Je rêve de les exterminer…

 

Dans un voyage comme ça, on se dit plein de fois « mais qu’est-ce que je pourrais faire ? ».

J’ai choisi de me faire un « plaisir responsable ».

Parce que oui, il y a des consciences, ici, qui sont réveillées. De petites parenthèse dans un polard noir. Elles portent un peu de lumière. Elles éclairent. J’ai contribué à leur marche dans ma prochaine aventure. Quelques billets contre un sentiment de liberté.

 

 

 

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