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Catégorie : Myanmar

Première fois

Première fois

« Elle est facile la randonnée tu verras ». Du coup Leelou se décide à voyager léger… et part avec ses « p’tites baskets » aux pieds. Erreur ! La pluie des derniers jours a laissé un terrain détrempé. Mais c’est tellement plus drôle comme ça ! De la boue jusqu’aux genoux, j’arrête de chercher à éviter les flaques. Pas le choix de toute façon. Mon regard est captivé par le paysage. Par tous ces villages. Ces visages. Ces baisers envoyés depuis le creux de ces petites mains. Ils ont tous encouragés nos pas sur les 60 km reliant Kalow au Lac Inle. 3 jours de randonnée où on se sent privilégié en traversant les rizières, en saluant les fermières et en découvrant leur chaumière. Cabanes en bois dans les villages. C’est là où on dormira.
La douche s’il vous plait ? (rire). Tu sors de la maison, tu te diriges vers le bord de la route, tu arrives vers le puit. C’est juste là
Mon corps se lève tout seul et à rendez-vous avec le lever du soleil. Instant magique au-dessus des nuages. La brume dessine une multitude d’horizons. Et entre deux rayons, on voit arriver les moines pour la quête du matin. Quand je vous disait qu’on se sentait privilégiés…
Et après le troisième jour de marche, arrivée au bord du lac Inle. On grimpe dans une barque, et là, BAM !
As-tu déjà ressenti ce sentiment ? Celui que tu éprouves en arrivant dans un endroit que tu n’as jamais vu en images, tu en connais juste le nom. Et là, tu en prends plein les yeux. Tu cherches de l’air, tu suffoque tellement c’est beau ? Sur le lac, je trouve cette nouvelle oxygène. Ca passe par tes yeux, ils brillent, ton visage, il s’illumine, ta gorge, elle se desserre, ton ventre, tu respires à nouveau, tes pieds, tu t’envoles.
Le lac Inle c’est un trésor de la nature façonnée par l’homme. Ils marchent tous sur l’eau ici. Ca flotte autour de moi, tous ces jardins de pleins de verts, plein d’eau. C’est beau
Une heure de vogue pour retrouver mon souffle avant d’arriver à Nyaung Shwe la principale ville au nord du lac. Des ailes m’ont poussées dans le dos pour me porter durant 3 jours autour et sur le lac.
Je les ai vu ces anges du lac. Ces pêcheurs qui se tiennes debout sur le bout de leur embarcation, tantôt debout, tantôt accroupi.
Journée sur le lac. Le petit déjeuner sur une de ces barques avec un bon café. Euh non, un thé. Enfin les deux en même temps ! Oui, trop dur de choisir, ici tu bois du « mix ». C’est du thé et du café en même temps ! Pourquoi se prendre la tête hein ?!
Le soleil fait la gueule ce matin. Pas un rayon à l’horizon. C’était bien la peine de se lever à 4h du mat pour le sunrise sur le lac… En vrai, c’était beau quand même. Les nuages dessinent des ombres mouvantes sur le lac. Ca donne un effet encore plus mystérieux à l’endroit. Je bois mon Mix en observant les oiseaux prendre leur envol tout autour de nous. Un oiseau bizarre sors de derrière les roseaux. Oh mais quelle chance ! Un ficherman qui vient lancer ses filets juste devant nous. A un mètre. C’est quand même incroyable ! Vous comprendrez vite qu’il fait partie intégrante du petit dej.
On lève le camp. Passage dans des villages flottants, et chez des artisans qui ont tous leur petit shop. Il faut la journée au moins pour assimiler tous ces visages, toutes ces différences, toutes ces nouveautés. Oui, ça existe vraiment. Ya pas deux vies qui se ressemblent. Ya pas deux vies pareil. Leur vie ici va au rythme des tomates qui grandissent dans leurs jardins flottants, des moteurs des embarcations qui tiennent le lac en éveil du lever au coucher du soleil, des poissons pêchés par ces pêcheurs debout voguant du bout de leur pied.

La lac Inle, c’était magique. C’était nouveau. C’était la première fois.

Voyageur, si tu veux partager ton dortoir, ta bière, ton café, tes balades autour du lac, tes soirées pizzas (juste une fois de temps en temps ), va à l’auberge Sound of Travel. La musique est bonne là bas 🙂

Yangon, ça rime avec klaxon

Yangon, ça rime avec klaxon

J’atterris à Yangon avec la lune. Dans le noir, je m’attends à découvrir une ville peu développée. Mais surprise dans ce taxi qui m’emmène de l’aéroport à « downtown » (la vielle ville). Je me rends compte que la mondialisation a atterri comme moi avec une tonne de baguages ! Les smartphones sont bien pluggés dans toutes les mains et les publicités pour Rolex, Dior ou Chanel sont bien là à faire le trottoir sur le boulevard.

Le monde entier est touché par la « dengue consommation ». Ça me chavire un peu.

Je retrouve mon équilibre grâce à Mathilde et Pierre, un couple de français installés ici depuis aout dernier qui m’accueillent dignement en m’emmenant manger des Pad tai en bas de l’immeuble. Il y a de ces personnes que tu rencontres et que tu as l’impression de connaître depuis longtemps. Ça m’est arrivé quelques fois depuis le début de ce voyage et voilà une belle fois de plus. Merci à vous deux et à votre chez vous que vous m’avez partagé et dans lequel je me suis sentie si bien.

Il fait jour et je pointe mon nez dehors pour découvrir les rues de Yangon. Les premières images me font penser à l’Inde. Les hommes ici portent le longy, cette sorte de jupe longue. C’est un morceau de tissu enroulé autour de leur taille. Paraît qu’ils portent rien en dessous. Sorry, j’ai pas vérifié.

Le longjy est unisexe. Tout le monde le porte. Pour le femmes ces jupes longues sont très colorées. Elles portent souvent un chemisier façonné dans le même tissu. Ou pas. Dans ce second cas, on se fiche des codes de la mode standardisée. On porte du jaune avec du vert, ou du rose, tous se mélange. Couleurs et motifs. Tout est autorisé. Ça met tellement de couleur sur ces trottoirs défoncés. Il est même parfois difficile de les observer, ces robes. Mieux vaut concentrer son regard sur ses tongs si on ne veut pas finir 2 mètres sous le pavé.

Les bâtiments sont marqués par le temps et l’histoire. C’est une anarchie organisée dehors. Cette anarchie est sonore aussi.

Le klaxon. Il est utilisé pour dire « pousse toi », pour dire « attention j’arrive », « attention je vais démarrer », « attention je vais m’arrêter », « attention, je te dépasse » (par la gauche ou par le droite, ya pas de règles », « bonjour », ou pour rien du tout. C’est la fiesta du klaxon à Yangon.

A Yangon, Entre deux crevasses sur le trottoir, on trouve des vendeurs de tout. Et surtout de streetfood. J’en ai mangé plein. Même pas mal. C’est délicieux. Bon, j’avoue, que je gouterai pas à tout.

Dans les restos, c’est buffet birman. Une assiette de riz que tu viens enchanter de tas de petits mets préparés autour. Des légumes, du bœuf, du chikken, du poisson. Bref, C’est un festival de gout et de couleurs.

Un matin, j’ai le courage de mettre mon clignotant et de doubler le soleil. 5h du mat, je suis large avant lui à Swedagon Pagoda, le temple le plus sacré de toute la Birmanie situé dans le centre de Yangon. Je gravi les marches qui m’emmène au lieu sacré. Je dois être la seule « western girl » parmi tous ces birmans venus prier et faire leurs offrandes

et là je me poste à différentes places pour observer le spectacle.. Je m’installe sur une marche pour observer le spectacle. Je me sens tellement privilégiée. Comme une petite souris qui se faufile entre les passants sans se faire voir. Sauf que, je ne passe pas inaperçue. Je suis repérée ! Voilà une jeune birmane qui me regarde et qui court vers moi en me souriant, son smartphone, of course, dans les mains. Elle m’embrasse les joues, me touche les mains, me serre fort contre elle. C’est tellement touchant. Je me dis qu’elle doit venir de la campagne birmane et que cela doit être un vrai spectacle que de voir une « blanche ». Je fini embrochée en selfie, une bonne dizaine en tout et pour tout.

Il y a de ces villes où tu te sens bien. Yangon en est et j’aime ses selfies et ses klaxons.

Orange

Orange

C’était en octobre…
Je fly … au Myanmar. Accueillie par d’incroyables sourires et de fantastiques couleurs.

A commencer par le Orange ! Ma première journée, je la passe sur le chantier de Bouygues International à Yangon.
Bah oui, elle peut pas s’en empêcher la revoilà sur un chantier!!!

Quelle équipe !! Je suis reçue comme une petite reine et après 1 mois dans le froid de Mongolie, le sentiment d’être entourée par une famille apporte quelques degrés complémentaires aux 30 que je viens de gagner.
Dans myterrehappy, il y a le partage ! Celui de la connaissance et des bonnes pratiques. Ici, le chantier ressemble à un chantier européen. Il est bien au-dessus des standards du pays. Delphim, le patron de chantier est fier de former les équipes locales à des modes constructifs ergonomiques et sécuritaires. Voilà un impact positif de la présence d’une grande entreprise dans un pays en plein développement et en pleine mutation.
Merci à toute l’équipe pour votre accueil ! Joris, Julien, Arnaud, Delphim !
Au plaisir de vous revoir si ma route me conduit à nouveau au Myanmar.

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