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Catégorie : Russie

Russie, menteuse!

Russie, menteuse!

J’avais peur. Que nini !

Je repars en larmes, juste parce que je ne veux plus les quitter.

Russie, tu as perdu ! Tu as essayé de me faire croire aux légendes. Celles qui disent que ton pays est gris et tes gens aussi. Menteuse ! Le soleil est parfois caché, mais il est bien là. Il est là quand je demande mon chemin à un Russe qui ne comprend pas un mot d’anglais mais qui a une arme secrète : google translate ! Et me voilà sortir de la gare avec tout ce qu’il me faut pour trouver mon chemin dans ta jungle. And I got it !

Tu nous mens Russie, quand dans les médias tu envoies l’image d’un pays froid et composés de visages durs. Ta photo en vraie est si différente. C’est la photo d’une jeune génération qui crie haut et fort « nous ne sommes pas ce que vous croyez ». J’ai bien entendu. J’ai bien vu. Et j’ai bien compris. Vous m’avez tous montré votre profonde amitié. Votre profonde bonté.

J’ai plus envie de vous quitter. Je vous laisse volontiers un bout de mon cœur.

Je reviendrai …

Les pipas n’auront plus jamais le même gout

Les pipas n’auront plus jamais le même gout

Baïkal. Cet endroit a été spécial dès mon arrivée sur l’ile d’Olkhon.

Tous les astres s’alignent quand tu arrives à Baïkal. La première vue sur le lac est époustouflante. Eau turquoise qui trouve parfaitement sa place dans ce paysage de pistes et de vallons désertiques. J’ai le sourire aux lèvres à la meilleure place dans le bus, à côté du chauffeur, malgré que celui-ci soit d’une humeur de chien.

Vinny de Manchester me tape la causette pendant la pause et sur le quai du ferry. Ça me rend le voyage bien plus agréable qu’avec mon voisin chauffeur qui ne garde qu’un quart d’œil sur la route. Le reste est dirigé sur son téléphone avec qui il entretient une relation passionnelle.

J’espère que son amourette va quand même me laisser arriver en un seul morceau…

Alléluia ! Olkhon Island, I’m here !

Je retrouve mes amis voyageurs Cha et Alex qui sont arrivés la veille.

Les plans pour les prochains jours se construisent. L’été indien confirme notre envie de profiter de lui. Demain, on part camper sur la plage de l’autre côté de l’Ile.

Le soleil se lève, la tente est prête, on charge les munitions : pâtes, bouillon de poule et vodka.

Aucune carte sur l’ile. On craque pour l’informatique, sorry. « Maps.me » est notre amie pour la route!!!

La randonnée est super belle. Petite ascension qui nous offre une belle récompense. Vue magnifique sur le lac. Le chemin continue en forêt. Automne, tu nous éblouies.

Après un peu plus de 4 heures de marches, l’autre rive du lac apparait.

Et l’accueil est des plus chaleureux. On nous fait de grands signes à notre arrivée. 3 Russes. Deux hommes, une femme. Shorts et maillots de bain, hé ! Ils doivent avoir une soixantaine d’année. C’est les vacances au bord du lac ! Barbecue, bonbons et …vodka ! On est servi ! On partage leur table pendant une petite demi-heure avant de les abandonner pour aller installer notre campement plus proche de la rive.

La route continue quelques minutes, la rive du lac est juste là. Petite plage. Belle. Mais nous n’en auront pas l’exclusivité. D’autres bras se tendent. D’autres sourires nous accueillent. Pas le temps de poser nos sacs, nous voilà chargés de sourires et de pipas ! Ils nous en mettent plein les poches.

Au programme de ces russes en we pêche au bord du lac : BBQ, poissons cru, poissons grillé et … Vodka ! Il doit être un peu plus de 16h et c’est déjà l’heure de l’apéro !

Nous découvrons nos nouveaux amis.

Sania, sniper pour l’armée Russe (euhh, non, ce n’est pas une blague !) et son fils, Alex.

André, le frère de Sania, ingénieur en électricité pour l’armée russe

Théodore, leur ami, Ingénieur pour l’armée Russe.

Il doivent encore être 3 ou 4 plus discrets, certainement militaires pour l’armée russe!, qui préfèrent la pêche et qui restent accrochés au rivage.

Autant vous dire qu’on est bien entourés J

Andrew, c’est le grand frère de la bande. C’est le seul à parler quelques mots d’anglais. Cet homme, père de famille de 2 enfants et même grand père déjà, a un regard incroyable. J’ai rarement vu autant de bonté et de pureté dans les yeux de quelqu’un. Il nous prend sous ses ailes. Je vole sur de doux nuages de générosité, de bienveillance, … et de vodka !

On rit, on mange des pipas et de si bonnes choses, on boit, on joue de la musique avec l’instrument à vent de Sania.

Il lit notre avenir dans les lignes de nos mains. Paraît qu’on va tous devenir riches. A la bonheur !

 

J’observe la scène et me dit que nous les connaissons depuis quelques heures et que nous partageons des fous rires plus ou moins alcoolisés, mais tous sincères et vrais.

Quelle magie la vie !

Quand les cœurs vibrent sur les mêmes ondes, il suffit de lire dans les yeux de l’autre. On comprend tout.

Je tente de rester raisonnable sur la vodka. Je tiens bien le coup.

Je prends l’air une minute. Sania est là dehors. Je m’approche. Il me prend par l’épaule et me parle. Et là je comprends tout. Je comprends tout lorsque je m’aperçois qu’il est en train de faire sécher quelques larmes sous les lueurs de la lune. Je m’aperçois par les quelques mots que je comprends que la guerre le poursuit jusqu’ici. Que le Baïkal, si profond soit-il, ne l’est pas encore assez pour noyer ses souvenirs. La lune finie par sécher nos 4 joues. Les yeux de Sania me disent « allez, vient, on va se boire une vodka ».

 

Ce qu’on a pu échanger sous la lune est d’une puissance infinie. Bien plus forte que quelques extrêmes qui portent aujourd’hui préjudice à notre planète et y sèment la mort et les larmes…

Rappelez-vous toujours : Faites l’amour, pas la guerre…et mangez des pipas

Baikal

Baikal

Tu es comme une mer, tu nous enveloppe de douceur. Tu nous as bercé pendant ces quelques jours. C’était trop court.
Quelle récompense de voir ta robe bleue apparaître derrière l’or des arbres. C’était magique !

55 hours

55 hours

Il est 22h. Je quitte mon amie Ghenia le cœur lourd, comme à chaque fois que je monte dans ce train.

L’ambiance est lourde. Je trouve ma place. En parcourant le wagon, je me sens seule… je fais partie des 4 ou 5 seules filles à bord, dans un wagon de 50 personnes. Et cerise ! : Je suis la seule « étrangère ». Là tout de suite, quand la porte du wagon se ferme et que mes yeux sont bloqués sur Gen, je me dit « … 55 heures… ça va être long… ». J’observe pas trop les gens autour de moi ce soir-là. Les visages que j’ai aperçus sont froids. Je me glisse sur ma banquette et je m’endors.

Avec la lueur du soleil, l’ambiance qui m’entoure est un peu plus douce ce matin.  Je me réveille déjà avec un nouveau voisin sur la banquette du haut. Celui là non plus n’a pas l’air comode. Pas plus que celui du bas. Le parrain, tu connais ? Il aurait bien cette tête-là. Un peu bel homme, cheveux gris, moustache, un visage marqué par l’âge mais magnifique. Quand il s’assieds, il croise les jambes, et sur ses bras croisés aussi je devine des tatouages de jeunesse. Il est donc entre le parrain et le vieil alcoolique assis devant un hôpital de campagne. Voilà c’est exactement à ça qu’il me fait penser Victor. C’est comme ça qu’il s’appelle.

Mais à ma grande surprise, quand il me fait signe de m’approcher de la tablette pour y boire mon café, c’est une histoire d’amour qui commence. Il m’a eu avec son petit sourire caché derrière sa moustache. Il devient Papi Victor en une fraction de seconde. Il me propose du lait et du sucre pour mon café. Mais moi je l’aime noir et sans sucre mon café. Son lait je le met dans mon thé. On en a ingurgité quelques litres pendant ces 55 heures. Pendant 55 heures on s’est souri, on a rit, on a mangé, on a dormi, on s’est juste regardé vivre, respirer.

Sur nos banquettes, on a rencontré d’autres Russes avec Victor.

Slava. Mon voisin de banquette. 32 ans. A ce que j’ai compris, il est dans la recherche, mais de quoi… nos dessins n’ont pas remportés la victoire de dessiner c’est gagné. Victor, Slava et moi, c’était le trio de choc. On a accueilli sur notre petit territoire, Alexis. Il a partagé ses œufs durs de chez lui et son lard fumé. Voilà, ça c’est bon au petit déjeuner Leelou !

Et dégage-moi tes fausses tomates et ton faux concombre acheté au supermarché. C’est de la merde ça, c’est chinois ! Oui, pas la peine de parler la même langue pour comprendre ça. Victor m’a interdit de manger mes achats et m’a collé sous le nez les tomates et les concombre récoltés fièrement dans son jardin.

Il y avait Nicolaï aussi, dit « killer ». C’est le nom que Slava lui a donné quand on a appris que Nicolaï a travaillé 6 ans dans l’armée Russe avant de devenir chauffeur d’engin sur des projets de pipeline pétrolier.

A chaque arrêt où leur téléphone capte du réseau, Slava et Nicolaï me posent des questions sur leur application google translate. Autant vous dire que nos discussions sont longues. Et c’est génial.

Pendant ce temps, les paysages défilent et je ne compte plus les heures à l’observer. Hier c’était tout plat, de la taïga et des « femmes russes » à perte de vue. C’est comme ça qu’ils appellent les bouleaux. Prononcez « bérioza ». Aujourd’hui c’est vallonné de forêts de sapins et d’arbres qui rougissent. Cette dernière nuit, Slava et moi on a fait la course avec la lune. Accroché à la fenêtre de notre banquette, nos yeux l’ont suivie dans le brouillard de Sibérie.

Au petit matin, j’ai mal au ventre. Va falloir tout quitter. Quitter ce train devenu familier. Surtout les quitter eux. Bien au chaud dans les bras de Victor, il m’embrasse, me fait signe d’y aller, comme un père qui t’encourage pour ta première journée d’école en me disant « Davaï, Davaï ! »

55 heures, c’était pas assez.

 

Ola!

Ola!

Je quitte Kazan. Que j’ai aimé cette ville. Que j’ai aimé mes rencontres là-bas. Ma dernière soirée, j’ai dansé toute la nuit à en avoir le tournis. 2h. il est l’heure. Le transsibérien m’attends. Dieu que j’ai espéré rater ce train.

Mais non, je suis sur le quai. Il est là. Je monte. Mon cœur tourne encore et encore. Il ne s’arrête plus de tourner. Comment pourrait-il. Il est embarqué par Maria et Lyosha qui dansent pour moi sur le quai. C’est leur au revoir.

Je les connais depuis 2 jours ou quelques heures. Que je les aime.

Le train part. Ils courent. Je vois des sourires sur le visage. Puis plus rien. Noir.

Je me retrouve sur la banquette froide de mon amour de transsibérien. Il me fait la tête ce soir.

Le réveil est douloureux. Je ravale mes larmes. Nostalgie dans mon café.

Bad mood… J’en rajoute une couche et prépare à plugger mes écouteurs dans mes oreilles, playlist douceur qui fait chialer prête. Ma playlist bug ! A la place j’entends : « Hi ! Where are you from ? »

Mes yeux envoient cette information à mon cerveau : tiens c’est le petit « bad boy » de la bande de jeunes étudiants éparpillés autour de moi dans le train ».

Mon cerveau répond : « surprise, il parle anglais ce gars là ?!? ».

Alex, 20 ou 22 ans, étudiant en psychologie. Il est là en voyage avec sa classe. Lauréat d’un concours, ils ont gagné un voyage d’étude à Kazan. Son campus est à 3h de bus de chez lui. Il rentre tous les we pour s’occuper de sa mère qui vit seule dans un petit village.

Les villages russes, je les ai vu par la fenêtre de mon train. Les maisons sont en bois. Elles ont toutes leur petit jardin.  Certaines ressemblent à des cabanes et on se demande si elles sont vraiment habitées.

Il vient des montagnes de l’Altaï. Le sourire aux lèvres, il est fière de me montrer ses exploits d’haltérophile sur son téléphone. C’est un passionné. Il a même trouvé le moyen d’aller s’entrainer quelques heures à Kazan pendant son séjour : « ça me manquait trop ! il fallait que je trouver une salle de sport ».

La nuit, Alex est surveillant dans un pensionnat pour orphelins.

Je lui demande quand est ce qu’il pense à dormir. Il me répond « je ne dors pas beaucoup ».

Et quand il ne dort pas, n’étudie pas, n’est pas à la salle de sport ou chez sa mère, il joue de la guitare. Sa guitare, Ola, elle est là. Elle chante dans mon train. C’est un plaisir de l’écouter.

Son rêve à Alex, c’est d’ouvrir une salle de sport un jour.

 

Il semble triste quand il me parle de son frère : « il ne pense qu’à boire des bières et à fumer. Il a un ventre gros comme ça et me dit que ma salle de sport, c’est que dans mes rêves ».

A chaque nouvelle page de son histoire, je me prends une nouvelle claque.

 

Il regarde cette fille dormir sur la banquette du haut avec des étoiles dans les yeux.

Je lui dis « tu l’aimes bien cette fille ? ». Il me répond qu’elle a un petit ami et que de toute façon, les filles elles aiment pas les garçons qui ne boivent pas et ne fument pas…

Alors celle-là, je l’avais pas vu venir.

Quoi répondre… je me sens stone.

Intérieurement je me dis qu’il lui faudra peut-être un peu de patience jusqu’à rencontrer des filles avec un peu plus de sagesse.

Il se sent différent : « Je peux pas m’en empêcher. Quand je vois des voyageurs, j’ai envie d’aller leur parler. En plus comme ça, j’entraine mon anglais. Je comprends pas tous ces autres de ma classe. Ils parlent à personne. Regarde, ils sont là à dormir et à rien faire »…

Il reprend Ola, et joue encore. On partagera encore quelques notes, quelques sourires et quelques dattes avant de se quitter.

 

En partant, je lui dit qu’un jour je viendrais le voir dans sa salle de sport de l’Altaï, et que d’ici là, qu’il ne s’arrête surtout pas de parler à des inconnus.

Ola !

KAZAN, I love you!

KAZAN, I love you!

Kazan
Bien joué! Tu as touché en plein cœur. Il y a de ces villes que tu aimes parce qu’elles sont magnifiques. Kazan l’est.
Il y a de ces villes que tu aimes aussi parce qu’elles dégagent quelque chose de spécial. Une ville que toutes les religions se partagent, ça semble si rare dans ce monde. Ici la vie est douce et paisible.
Et il y a de ces villes aussi, que tu aimes pour les gens. J’ai fait ici des rencontres incroyables.
In my terre happy, il y a Geography Hostel Kazan

Good! You touch me direct in my heart. You love such cities because they are nice. Kazan is. You love such cities because they have something special. A city shared into most religions. A Kremlin square with orthodox and muslim church. All living together. A good exemple in this world.
You love such cities because of the poeple too. I meet amazing people there.

Notes for travalers :
Geography Hostel Kazan is for sure the best one in this place, and more!
Please, telle them hi! for me

Nijnii Novgorod

Nijnii Novgorod

Nijnii Novgorod. Toi tu es une fine stratège. Tu t’es posée pile au croisement de la Volga et de l’Oka. Tu as une uptown et une downtown. Je choisi l’uptown, la vieille. Derrière ta face bien proprette tu caches une pile de bois. Soufflez pas trop sur ces maisons vintage, elles pourraient bien vaciller. C’est l’impression qu’elles donnent en tout cas. C’est l’éclate à photographier ! A Nijnii, j’ai laissé un morceau de cœur chez Misha et Masha où j’ai été en couchsurfing. Tu te sens chez eux comme à la maison. Merci pour tout, merci pour ces fantastiques repas, merci pour ces heures de discussion, merci pour ces moments avec les enfants, merci pour ces souvenirs. Welcome in France when you want.

Nijnii Novgorod. You are a fine strategist. You took your place between the Volga and the Oka. You have an uptown and a downtown. behind your nice face you hide pices of wodd. Don’t blow on these vintage houses, they may well mobble. In Nijnii, I left a piece of heart to Misha and Masha. I felt like home. Thanks a lot for discussions, diners, time, smiles. Thanks to Sacha and Sioma for the games we had. Welcome in France when you want.

NOTES AUX VOYAGEURS / Notes for travelers :
Nijnii Novgorod -> Kazan. 9h de train de nuit. 1717 rubbles. Premier train avec couchettes j’ai celle du haut. C’est tout petit ! je crois que je préfère celle du bas où tu peux choisir de t’allonger, ou pas.

SOUZDAL

SOUZDAL

SOUZDAL, Tu es une machine à voyager dans le temps. Je descends tu train. Crack ! C’est quoi sous mes pieds ? Mesdames et messieurs, attention à la marche en descendant du train…sur le quai en bois ! Là tu voyages ! Il n’y a pas un bruit. Les voyageurs descendent presque en rang deux par deux. Chacun a son balluchon. Impossible de me fondre dans la masse avec mon backpack. Je suis démasquée. Le bus est centenaire, au moins. Souzdal, à vélo, j’ai admiré tes dizaines de maisons en bois et tenté d’accélérer le temps, mais non, il est bien slow ici, et c’était parfait pour moi.

SOUZDAL, You are a time travelling machine! I goes down from the train. Crack! What’s that under my feet? Ladies and gentlemen, watch your step off the train… on the wooden dock! Then, you travel! No noise. Travelers are walkin in row two by two. Impossible to melt into the ground with my backpack. I’m uncovered. The bus is so old. SOuzdal by bicycle, I looked for wood houses and tryed to fastforward time, but no, it’s really slow here and it’s perfect for me.

NOTE AUX VOYAGEURS / Notes for travellers :
Souzdal -> Nijnii Novgorod. Bus pour Vladimir. 2h30 de train pour Nijnii. 1105 rubbles.
La gare de Nijnii est dans la downtown. Il n’y a qu’un arrêt de métro pour arriver dans la vieille ville : arrêt Gorkovskaya.

Moscou est magique!

Moscou est magique!

La première semaine est passée. Elle a vu passer déjà un bon paquet de sensations. Beaucoup de personnes m’ont demandées « pourquoi la Russie ? ». Pourquoi pas.
On imagine un pays froid, gris, comptant des habitants imbibés de vodka et plutôt ogres.
Of course, ça peut ressembler à ça. Mais si tu oses franchir l’autre porte, tu as le droit à une incroyable surprise (j’aime tellement les surprises).
Si tu veux voyager Slow, viens en Russie. Je ne pouvais pas trouver mieux. J’avance dans ce pays aux multiples visages.

Moscou, tu as joué avec moi. Tu as tenté de me perdre dans tes avenues sans succès. I’m winner!
Moscou, tu es happy, presque rien que pour moi. J’ai eu droit à ton concert sur la place rouge (videos coming soon). Fanfares militaires du monde entier sont venus me voir. C’était au bon moment, au bon endroit.
Moscou, même dans tes entrailles tu rayonnes : c’est la vie de château là-dessous ! A Moscou, n’oubliez pas de passer une journée dans la métro.
Moscou, tu es bruyante, tu es paisible aussi, tu es vieille et grise, mais tu es si brillante. Tu es belle. Je veux te connaitre mieux. Je reviendrais.
Car oui, je pars déjà.

( NOTE AUX VOYAGEURS : Moscou (à la gare de la station Kurskaya, à l’est de la ville) -> Souzdal. 1h30 de train pour Vladimir. 1438 rubbles. Puis bus en face de la gare. Départ toutes les 30 minutes. Durée 50 minutes. 86 rubbles. Descendre au deuxième arrêt dans Souzdal. La gare de bus est à l’extérieur de la ville. Le chauffeur passe donc dans le bus vous demander 16 rubbles en plus.
Le train ne ressemble pas encore au transsibérien, mais plutôt à un classique TGV. Patience…)