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Catégorie : Thaïlande

Suan Sati, j’ai tellement aimé ça

Suan Sati, j’ai tellement aimé ça

On devait être en train de manger une délicieuse green papaya salad avec marjo chez Boddhi tree coffee à Chiangai (allez-y c’est délicieux !) quand j’ai vu ce flyer au mur : « Yoga Meditation and permaculture retreat. Opening 2017. Chiangmai ».

Roh ! Quel recette intéressante ! Ni une, ni deux, j’envoie un mail à l’adresse indiquée.

C’est Will l’initiateur du projet qui me répond. L’endroit doit ouvrir pour les touristes en janvier. Mais d’ici là, il y a encore du travail. Alors, comme beaucoup d’endroit en Asie et partout dans le monde, il propose à des volontaires de les héberger et les nourrir en échange de quelques heures par jour de leur huile de coude.

Et voilà comment je découvre Suan Sati, the garden of mindfulness. J’y arrive le 28 novembre pour « je sais pas combien de temps ».

L’endroit est magnifique. Une allée bordée de fleurs, une grande maison en bois au fond de la propriété, quelques bungalows en bambous, une cuisine extérieure en bambou (amazing!!!), un jardin incroyable. J’aime l’endroit. Mais quel est le programme ?

5h30 : réveil par le gong de Suan Sati (C’est Will, chaque matin à la même heure qui sonne le gong. Ce son me manque aujourd’hui…)

6h-7h : méditation. Je découvre, j’apprends, c’est dur, mais ça fait du bien… croyez moi.

7h-8h30 : yoga. C’est Will qui « lead ».

8h30-9h30 : petit dej’ (de dingo !!)

10h-12h30 : job. Chacun sa tâche. Y’en a qui construise des douches en bambou, qui jardinent, qui nettoient la propriété qui était auparavant un dépotoir !, et y’en a qui cuisinent pour la petite communauté. J’ai eu la chance d’exercer ce job durant 2 semaines et quelle découverte! Je savais que j’aimais ça cuisiner, mais là bas c’était une redécouverte de moi même! Et une découverte Vegan!

12h30-14h30 : pause dej et relax time

14h30-17h30 : Job a little bit again

18h : diner tous ensemble

La première semaine, j’ai pris mes marques. Je me suis sentie un peu perdue dans ce réveil assez « froid » pour moi. Chacun est dans sa bulle. On se parle pas trop. Meditation time dans le calme. Ca sentait trop calme pour moi. Je sais pas… des repas dans le calme, j’aime pas trop ça non plus.

Et pourtant, la dizaine de volontaire est composée de gens vraiment extras !

Premières semaine, bilan. Le Yoga c’est pour moi! Je ressens la différence, pour du vrai.

Dans ce cas, allez pour une deuxième semaine… comme à la maison. J’ai mes repères. Je vis avec le soleil et avec l’énergie de tous ces gens ici. Tout est facile. J’ai le sentiment de me retrouver avec moi même.

Dans le quotidien, quand prend on vraiment le temps d’être juste avec soi même ? Le quotidien est une horloge qui nous donne des ordres à chaque minute, presque chaque seconde. Quand il n’y a pas de tâche spécifique à réaliser comme aller bosser, faire les courses, prendre l’apéro (plutôt qu’aller à la salle de sport), ou encore faire sa lessive (bah ouai, obligé quelques fois), en général on s’affale dans son canapé et après 1 seconde 12 on dort (avouez que c’est ça J).

Alors quand prend on le temps de se sentir dans son corps ? De prendre conscience qu’on en a un. De prendre conscience de comment il fonctionne. Oh, je respire. Ça fait quelle sensation de respirer ? AH tiens, je me rappelais pas que ça faisait ça de sentir l’air dans mon nez, mes poumons. Quand prend on le temps de juste avoir conscience qu’on existe.

Jamais, ou vraiment pas souvent.

Suan Sati, c’était 4 semaines pour apprendre beaucoup. Pas beaucoup en jardinage permacole comme je l’avais imaginé. Mais d’autres endroits à venir vont me permettre cela.

Là, c’ était le moment pour autre chose que j’ai laissé venir vers moi avec beaucoup de bonheur aujourd’hui.

Parce que oui, me retrouver avec moi-même, un peu, tous les matins, j’ai aimé ça. Sentir mon corps changer après 4 semaines de Yoga, sentir et voir de quoi il est capable, j’ai aimé ça.

Partager mon temps avec cette petite communauté qui a été comme une famille, j’ai aimé ça.

Un mois inspirant qui a imprimé ma conscience.

Je vais en parler de plus en plus dans les semaines à venir, mais la permaculture ce n’est pas juste de l’agriculture. C’est un « way of life »,

 

Alors si demain, vous voulez chercher un peu plus de conscience au cours d’un de vos voyage en Thaïlande, allez passer un peu de temps dans le jardin de Will, à Suan Sati, vous allez tellement aimer ça.

Suan Sati facebook  or website

 

 

 

Voyage entre copines

Voyage entre copines

En Thailande, y’avait un « Voyage entre copines » avec Marjorie Sittler

Mon voyage avec toi c’était une nuit à côté du pilote du bus VIP rien que pour toi, un petit dej’ retrouvailles avec des croissants, te filer des cachetons pour guérir ton estomac de padthai trop épicées (chili, le plus grand danger de la thailande ), faire un lever de soleil dans un temple trop calme avec un café au lait trop sucré comme celui de la machine à café du lycée, vivre Chiangmai pendant le festival des lanternes, commander une pizza et manger des pastas, partir en virée en scooter pour le nord ouest et se retrouver au sud ouest, manger des padthai sur le trottoir, masser tes jambes dans le mini bus trop plein par ce que t’as des fourmis, couper de l’herbe au bord de la route pour nourrir les buffalos, préparer ta mosquito net pour pas que t’ai peur des spiders à la ferme, revenir à Chiangmai par ce que quand même happy healing c’est pas si happy, avoir un vrai cours de cuisine Thai… avec une américaine folledingue, chercher la tranquillité du grand canyon et se retrouver parmi les bouées gonflables de fumeurs de hachich, plonger de 7,50mètres et ressortir avec un bleu-blanc-rouge imprimé sur la cuisse, partir en trek dans la jungle, me faire attaquer par des fourmis et aussi par un singe enragé ! (tout va bien, je suis vaccinée), glisser sur une pierre dans la rivière et briser mon téléphone, juste après que tu éclates ton ventre sur les rochers!
Je n’ai ici pas cité nos interminables cessions de papotages que j’aime tant. Refaire le monde avec toi, ici, là bas, c’est toujours avec joie. C’est ça le voyage entre copines!

L’histoire du bus VIP

L’histoire du bus VIP

L’histoire commence au Myanmar. C’est toujours une aventure que de passer une frontière par voie terrestre en Asie.
11 novembre 2016, Dawei, Myanmar, 8h. Il est l’heure de grimper dans le tuc tuc qu’on partage avec d’autres personnes de ma guesthouse pour rejoindre le centre-ville et la station de bus. Et évidemment, le tuc tuc tombe en panne ! Ha ! Le chauffeur finit par appeler un de ces collègues qui vient nous récupérer sur la route. Ils ont fait appeler la station de bus pour qu’il nous attente. AU final, comme on partira avec 1h de retard, la panne n’aurait pas été un gros problème. Ça c’est l’Asie… L’heure c’est pas vraiment l’heure.
Départ dans un mini van. Tu apprendras en Asie à toujours t’installer à l’avant, sauf si tu aimes te faire checker à l’arrière. N’oublie pas d’enlever dans ce cas les lunettes de soleil que tu as posé sur le haut de ton crane par ce que ce dernier va régulièrement s’encastrer dans le toit de ton char ! Vécu !
Bingo, cette fois ci, bonne place au premier rang. Et c’est parti pour 5h de route… euh non, de trail ! Chemin de terre et de cailloux et de nids de poules perdu entre la jungle et la rivière 50 mètres en contrebas. Autant vous dire que la vue est magnifique !
Destination Phu nam ron/Htee Khee(prononcer Tiens Ki) ça doit être le nom de la ville frontière, enfin c’est plutôt celui de ce no mans land.
Le bus nous dépose dans le dernier village de Birmanie où tout le monde descend. Passage au poste de frontière qu’on nous indique vaguement « c’est par là ». Clack, tampon de sortie du territoire !
La on se fait prendre par un pickup qui nous fait traverser plusieurs km de « on sais pas quoi ». Myanmar ? Thaïlande ? Tu sais pas trop où tu es.
Allez, tout le monde descend, encore. Douane Thaï ici. Remplis le formulaire et fais la queue pour avoir ton tampon. Check ! 60 jours admis sur le territoire.
On est 5 voyageurs avec nos backpack à se faire draguer par le chauffeur qui veut nous prendre 1500 bahts pour rejoindre Kanchanaburi… ON se dit « merde » quand même tout se fait payer ! ils nous prennent tout le temps pour des portes monnaie ambulants
On tente le stop. Tu parles, c’est bien connu que les touristes payent pour rejoindre la ville à 1h de route.
On trouvera quand même un type en pick up qui nous embarquera pour 1000 bahts.
C’est partit ! bon choix que d’avoir rejoint rapidement les routes thaïlandaise depuis le Myanmar, ça c’est des routes, des vraies!
A l’arrière du pickup, ma tête repose sur ma maison ambulante. J’ai un œil sur le ciel bleu, un œil sur le coucher de soleil, le visage au vent. Sentiment intense de liberté qui fait sourire mon corps entier…
18h, arrivée à Kanchanaburi, station de bus.
Mon plan est de rejoindre le ville de Chiangmai au nord du pays où m’attends ma copine Marjorie pour 15 jours ensemble Suis très excitée à l’idée de la retrouver « en avance ». Eh oui, je lui prépare une belle surprise. Elle ne m’attend que le 13. Mais je compte bien arriver le 12 au petit matin avec ce magnifique bus VIP qui me fait de l’œil en arrivant : il est marqué des inscriptions rose fluo « Kanchanaburi to Chiangmai » ! Bingo !!
Je fonce au guichet pour prendre mon billet. Deux départs ce soir. 19h et 19h30. 12h de bus de nuit, parfait !
Réponse de la guichetière : « fully booked tonight ! ». Mais non !, tu peux pas me dire ça !
Je me dit, naïve, que quand même, y’a bien quelqu’un qui va bien le rater son bus. Au culot, je me poste devant les portes des deux bus en partance en essayant d’expliquer aux hôtesses de bus (eh oui, ici ya des hôtesses) et au chauffeur qui ressemble à un pilote d’avion que j’attends de voir si une place se libère. Ils sourient en me voyant et doivent se dire « elle est marrante la p’tite westerngirl.
19h. le premier bus part… je commence à dépérir en me disant « shit, va falloir que je me paye un hôtel miteux ici et que je me tape les 12h de bus de jour… pouasse »
19h15, hôtesses et pilotes se causent en me regardant et finissent par me faire signe de venir voir. Lueur d’espoir ? L’hôtesse me montre les marches qui mènent au bus du genre « si tu veux on t’emmène mais tu t’installe ici »… oh lala, qu’est ce que je fais ??
Je me dit, au pire, j’ai mon sac de couchage que j’étalerai dans l’allée 🙂
Allez, bingo, j’embarque !
L’hôtesse m’installe d’abord dans un des fauteuil VIP du bus. Ahhh, les bus VIP en Thaïlande c’est quelque chose ! 3 sièges par rangée. 1 siège, le couloir et deux sièges. Ils s’allongent à l’horizontale ! Tu reçois un coca, une bouteille d’eau, des chips et des sablés. Une couverture pilou pilou ! et c’est parti pour un gros dodo ! A ce moment là je me dit, louche, je vais sans doute pas en profiter longtemps de ce siège, alors vite Leelou, endors toi !
Et j’avais vu juste : 21h, l’hôtesse vient me réveiller ? On vient de faire un arrêt pour récupérer quelqu’un… qui va évidemment prendre ma place. Et c’est là que je comprends le plan des marches. En rade de toute batterie durant ce périple, il va vous falloir imaginer la scène. Imaginez le siège du pilote qui ressemble, sans blague, à un cockpit d’A380, et à droite évidemment. A gauche c’est la porte pour monter dans le bus avec quelques marches à gravir et entre les deux une belle banquette en mousse de faux cuir noir. C’est l’endroit depuis lequel hôtesses et pilote N°2 se faufilent à l’arrière du siège du pilote pour dormir, comme dans un camion. Eh ben c’est sur cette banquette, position fœtus oblige, que je vais passer la nuit. Ça les fait tous marrer évidemment, et moi aussi ! Il sont adorables, me file un oreiller et une couverture. L’hôtesse me dit « sleep, sleep ». Eh bien figurez vous que j’ai « sleepé » super bien en plus ! Premier dodo de 21h à minuit. Pause pour diner. Padthai délicieuses compris dans le prix du billet en plus . EN repartant l‘hôtesse me dit « 2hours »… c’est quoi ? le prochain stop ?? eh bien non, c’est ma chance ! 2h plus tard, après un nouveau bon dodo, voilà un nouveau stop et des passagers qui descendent. Et voilà comment je vais finir ma nuit dans un super fauteuil VIP !
6h30 arrivée à Chiangmai.
Je chope un tuctuc avec une autre voyageuse qui m’emmène à la guesthouse ou Marjorie ne s’attend pas à me voir débarquer. Ma surprise va fonctionner!! Yeahh!
Il est 7h du mat’ quand je frappe à la porte de sa chambre et que je ressens tellement de plaisir à revoir ce visage familier. Parce que voyager seule, rencontrer de nouvelles personnes tous les jours ou presque, partager des choses incroyables avec des inconnus, c’est génial. Mais partager ses voyages avec les gens qu’on aime c’est différent. C’est comme de voyager dans un bus VIP.