Le 31 mai 2018, myTERREhappy était à la matinée  » Transition Développement Durable : l’entreprise face à ses nouvelles missions «  organisée par Convergence, FACE, Sorbonne Développement Durable et Fondation des transitions.
Ces organisations œuvrent toutes en faveur d’une plus grande prise en compte de la responsabilité environnementale et sociale dans les entreprises. Elles font un travail de lobbying auprès du gouvernement afin de porter les réalités de terrain à l’écriture de la loi PACTE,  » Plan d’Action pour la croissance et la transformation des entreprises « .

Très, très motivant pour une entreprise comme myTERREhappy qui prépare un programme innovant d’accompagnement au changement des entreprises. #interactionsàvenir (myTERREhappy semble être dans le coup ;))

Voilà une synthèse des propositions faites.

Une chose doit devenir loi parce qu’elle est juste

L’entreprise doit être garante de l’intérêt général

Pour Pierre Alexandre Teulié, fondation des transitions, la loi PACTE est l’outil de transformation des entreprises. Elle doit porter une transformation fondamentale qui est d’être garante de l’intérêt général au même titre que l’Etat : « Une chose doit devenir loi parce qu’elle est juste » (Merci Montesquieu).

Évidemment ! Comment l’intérêt général ne pourrait-il pas être garanti par l’entreprise, organisation qui rythme la vie quotidienne des citoyens ?

Dénonçons l’entreprise seulement capitaliste. Même ces organisations qui au départ offrent l’entraide comme le covoiturage, bascule dans le côté obscur de la force. Et dans le noir, seuls les billets brillent.

Profit ! Ca suffit !

Inspirants ces mots de Bruno Bonnell, député du Rhône : « J’ai créé plusieurs entreprises dans mon parcours… mon but c’était de gagner de l’argent…Mais aujourd’hui, il est temps de faire changer les mentalités des entrepreneurs et ne plus seulement analyser les entreprises selon leur compte d’exploitation financier ».

Il propose de remplacer le statut de société anonyme par celui d’entreprise sociale et environnementale comme base de toute entreprise, « et que ceux qui souhaiteraient décocher ces cases l’assumes pleinement ! ». Ajoutons donc quelques lignes à nos business plan pour analyser le bénéfice humain et environnemental.

Le capitalisme est mort, vive le capitalisme responsable !

Et puis, dans le micro du pupitre, nous avons pu entendre parler de « capitalisme responsable ». C’est Caroline de la Marnière, Institut du Capitalisme Responsable, qu’on entend. Hum…Quoi, Quoi, quoi ? comment ?

Est-ce que les opposés s’attireraient ici pour atteindre l’équilibre ? Est-ce possible ? Est-ce réalisable ? Capitaliser pour dépenser de manière responsable et jouer les Robins des Bois (ahh, tu es revenus J ), est-ce du capitalisme responsable ?

Possible, à la condition de ne pas retomber dans le piège du greenwashing.

Un vrai partage des bénéfices

Agnès Touraine, Présidente Institut Français des Administrateurs, a rappelé l’importance du partage des bénéfices. La loi impose le calcul de la prime de participation (obligatoire uniquement pour les entreprises de plus de 50 salariés et si le bénéfice net est suffisant).

Cette rémunération ne semble pas apaiser le climat de méfiance croissant des salariés envers l’entreprise. Le salarié se sent utilisé et rarement remercié : « Il suffit de moins de trois jours aux dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises (SBF 120) pour toucher près de 30.000 euros. L’an passé, leur rémunération a été en moyenne 132 fois plus importante que celle de leurs salariés »[1] .                                                                                                                                                                                 Quête de pouvoir et individualisme …

Certes, ces patrons, leaders, ont souvent eu le courage de créer l’entreprise et d’offrir de l’emploi. Mais ce leader, sans ses salariés, sans leurs compétences et leur investissement personnel ne crée pas d’entreprise.

En 2015, Dan Price, PDG de Gravity Payments , divise son salaire par 14 pour augmenter et équilibrer le salaire de ses collaborateurs[2]. Exemple à suivre ? 

Une entreprise collaborative

Selon la Fabrique Spinoza et son Plaidoyer humaniste et économique pour la prise en compte des salariés dans la redéfinition de l’objet social des sociétés, le sentiment d’appartenance à une entreprise participe à sa performance (et dire que des études sont encore nécessaires pour le prouver …)

Frédérique Lellouche, Secrétaire confédérale RSE/Gouvernance d’entreprise, nous rappelle notre retard :  d’autres pays européens ont 1/3 de leurs salariés représentés dans les conseils d’administration. Participer pleinement aux décision de l’entreprise, et donc, un peu plus, de SON entreprise. Une nouvelle révolution est-elle en marche ?

L’entreprise à mission marquerait la fin du capitalisme

Welcome Entreprise à mission

Une proposition globale était sur toute les lèvres lors de cette matinée, celle de l’entreprise à mission. Cela pourrait ressembler à un nouveau label intégrant les notions vues précédemment. Encore un … attribué aux bons élèves. Et les mauvais élèves alors ? Quelle est leur punition ?

Armand Hatchuel, Mines Paristech, précise à ce sujet : « on a besoin d’entreprises ambitieuses capables de porter l’innovation sociale et environnementale avec des actionnaires qui acceptent la raison d’être de ces entreprises. L’entreprise à mission marquerait la fin du capitalisme ». Et BOUM !

Mais elles existent ces entreprises ambitieuses ! A côté des startup #tech (très ambitieuses par ailleurs), le monde de l’économie sociale et solidaire s’affirme avec les #techforgood auxquelles myTERREhappy ajouterais bien les #lowtech et  #slowtech (n’allons pas plus vite que la rotation de la terre quand même).

Oh, mais quelque chose brille au loin… le précieux profit… il est toujours là. Il semble écraser parfois des ambitions nécessaires mais dont le chiffre de la projection financière, en bas à droite, n’est pas assez gros. Vite, vite, écrivons et approuvons cette loi qui permettra de remettre la raison d’être éthique comme base de toute société.

 

Parce que, le virage est là, et le précipice aussi.

Sur le panneau de signalisation il y a d’indiqué : capitalisme responsable, partage des richesses, entreprise collaborative et participation/responsabilisation du salarié.

L’entreprise à mission n’est pas loin. La grande question que pose Dominique Pottier, député Meurthe et Moselle, est de savoir si nous sommes assez loyaux en affaire pour ne pas faire de sortie de route…

 

#myterrehappy continue de suivre les avancées de la loi et les actions en faveur de la modification de l’article 1833 du code civil, afin d’y inscrire l’intérêt des salariés à la base de tout société.

 

[1] https://www.latribune.fr/entreprises-finance/les-grands-patrons-ont-deja-gagne-plus-que-le-salarie-moyen-en-une-annee-628605.html

[2] https://www.huffingtonpost.fr/2016/07/15/video-salaire-patron-employes-cadeau_n_11017736.html

 

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