« Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité. » – Gilles Clément

 

La permaculture repose d’abord sur 3 éthiques universelles :

               Prendre soin de la Terre                        Prendre soin des Hommes                                  Partager équitablement les ressources

Les principes de bases de la permaculture ont été formalisés dans les années 1970, par Bill Mollison et David Holmgren.

Dans leurs ouvrages, ils posent tous ces principes (voir les principes de la permaculture (pdf, 300Kb) et la fleur permacole (pdf, 180Kb), mais aussi la notion de « design de permaculture », cette conception consciente d’habitats durables pour l’homme sous toutes ces formes en s’inspirant de la nature.

La permaculture consiste en effet à concevoir des installations humaines harmonieuses, résilientes, économes en travail comme en énergie, à l’instar des écosystèmes naturels.

L’idée est de positionner au mieux chaque élément de manière qu’il puisse interagir positivement avec les autres, créer des interactions bénéfiques, comme dans la nature où tout est relié.

Il s’agit donc d’une vision holistique, la permaculture pouvant s’appliquer à tous les champs de notre vie et de notre société.

 

La permaculture...

... une démarche de conception éthique qui vise à créer des habitats humains soutenables en s’inspirant du fonctionnement de la nature.

  • Une démarche éthique : il est nécessaire de poser un cadre de valeurs, pour construire un système soutenable et plus juste.
  • Une démarche de conception : ces habitats humains durables sont des systèmes nourriciers, organisationnels, synergétiques, qu’il faut amener à l’efficacité énergétique, la résilience, la stabilité.
  • S’inspirer de la nature : on parle de biomimétisme (ou bio-inspiration) et les principes de la permaculture nous permettent de s’inspirer de la nature au mieux afin de créer des “écosystèmes cultivés” autonomes et soutenables.

 

Une méthode maraîchère biomimétique

A la fin des années 1990, Janine Benyus définissait cette approche du biomimétisme comme :

« [Une] démarche d’innovation, qui fait appel au transfert et à l’adaptation des principes et stratégies élaborés par les organismes vivants et les écosystèmes, afin de produire des biens et des services de manière durable, et rendre les sociétés humaines compatibles avec la biosphère […]. »

« Le biomimétisme détaille trois niveaux d’inspiration, d’exigence croissante en termes de durabilité : les formes adoptées par les êtres vivants ; les matériaux et les processus de « fabrication » opérant chez les êtres vivants ; les interactions que les espèces développent entre elles et le fonctionnement global des écosystèmes naturels. » (source : Biomimicry Europa)

La démarche biomimétique sous-entend de nous réapproprier le monde du vivant, nous inspirer des formes, des relations, des matériaux, des mécanismes offerts par la nature.